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dimanche 22 février 2009

LE PARDON CELEBRE EN EGLISE

EST- IL IMPORTANT DE RECHERCHER LE PARDON ?

COMMENT OBTENIR LE PARDON DE NOS FAUTES ?


Chaque jour, chaque heure de notre existence, nous chrétiens, nous éprouvons le désir et la nécessité de nous savoir pardonner de Dieu, de toutes nos fautes, de nos doutes et de nos blessures.

D’un autre côté, nous nous sentons vraiment libérés, quand il nous arrive de pardonner un frère ou une sœur ou bien de recevoir le pardon de nos proches ou de nos amis après une offense.

Nous les catholiques, nous jouissons du privilège d’avoir à notre disposition le sacrement du pardon que nous appelons également sacrement de réconciliation, sacrement de pénitence ou la confession.

Nous n’utilisons pas assez ce sacrement compte tenu de son importance dans le cheminement spirituel de tout chrétien. Trop souvent nous choisissons de rester enfermés sur nos blessures.

Certains d’entre nous, sous l’influence de nos frères séparés répètent même : « mwen pap di peche m’ bay yon moun tankou m’, mwen konfese bay Bondye »

Nous reconnaissons que les chemins qui ouvrent à la miséricorde de Dieu sont nombreux et variés. Dès le début de l’Évangile de Marc, nous avons vu Jean Baptiste proclamer un baptême de repentir pour la rémission des péchés. En effet le baptême chrétien fait mourir notre corps mortel, instrument de péché pour nous faire revivre la vie de Dieu en Jésus Christ.

L’Amour de Dieu appelle nécessairement à l’Amour fraternel « Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés » nous dit Jésus.

Toutes les actions qui traduisent l’amour fraternel et qui constituent le sacrement du frère conduisent à la rémission des péchés : la charité envers les autres particulièrement les plus pauvres, l’aumône, le service, tendre la main à un autre après l’avoir offensé ou après avoir été soi-même offensé par lui.

D’autres sacrements entraînent également la rémission des péchés : il s’agit là de l’onction des malades, de la réconciliation avec les frères. L’Eucharistie quand on y accède de bonne foi constitue le sommet de la réconciliation avec Dieu et nos frères.

Enfin la Bible nous enseigne que certaines actions telles que le jeun, les larmes de repentir, l’affliction du cœur et du corps, porter un autre frère à la conversion entraînent également la rémission des péchés.

Nous venons de voir les multiples chemins du pardon, mais pour le chrétien, le sacrement de pénitence tel que pratiqué par l’Église a un cachet spécial. Ce sacrement a été institué par le Christ lui-même.

Pour bien comprendre les gestes qui entourent ce sacrement et ses effets sur la santé spirituelle, nous vous invitons sœurs et frères à remonter avec nous à l’origine de ce sacrement.

Le soir de la Résurrection, Jésus souffla sur les onze et leur donna l’Esprit Saint. Il a donc institué le sacrement du Pardon pour la rémission des péchés quand il dit :

« Recevez l’Esprit Saint, les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettez »

Par ce geste et ces paroles, l’Église fondée sur les Apôtres devient le lieu de la totale rémission des péchés, en un mot, le foyer de l’amour. Il doit être clair pour le chrétien que le sacrement du pardon célébré en Église est le signe visible de la grandeur de la miséricorde de Dieu, un Amour qui est plus fort que nos péchés. L’Évangile de l’enfant prodigue nous en donne l’exemple. Il est certain que le Père ne nourrissait aucune haine aucune rancune pour son fils, au contraire il l’avait pardonné de toutes ses fautes, il attendait avec impatience son retour. Cependant, il a fallu que le fils même pardonné, retourne à la maison paternelle pour qu’il soit embrassé par son Père. C’est ce geste du fils prodigue que le chrétien reprend quand il va à la confession. Le Christ présent en la personne du Prêtre est toujours heureux de nous combler de ses grâces et de sa miséricorde en nous donnant le baiser d’Amour, ce baiser plus grand que tous nos péchés.

Le sacrement du pardon, nous en avons tous besoin. Aucun humain ne peut prétendre vivre pleinement l’amour de Dieu et l’amour de ses frères. Mais Dieu connaît nos fragilités, il ne comptabilise pas nos fautes, il ne nous juge pas, il ne nous condamne pas, il nous propose son pardon qui guérit, qui relève et qui nous remet en route.

samedi 20 décembre 2008

Ma vie spirituelle

Ma grande dévotion à la Vierge

Catholique de naissance et pratiquant de cette religion, je croyais en Dieu, je croyais que la Vierge est mère de Dieu. Cependant je n’avais aucune dévotion au chapelet. C’est au cours de ma mission aux Cayes, qu’un soir, j’ai vu en songe, qu’on m’a offert un chapelet, le lendemain comme par hasard je suis allée à l’hôpital des Cayes pour une visite de travail, j’ai rencontré sœur Anite Phanor en train de faire son chapelet, immédiatement le songe m’est venu à la mémoire et j’ai dit à sœur Anite : « cette nuit j’ai vu en songe qu’on m’a donné un chapelet ». Elle s’est déplacée vers sa communauté et m’a ramené un chapelet. Ce fut mon premier chapelet depuis l’âge adulte. Ce chapelet je l’ai toujours conservé précieusement dans mon sac à main. Mais je ne récitais pas vraiment le chapelet. Je me questionnais sur l’utilité de la répétition d’une même prière à la Vierge comme plusieurs chrétiens catholique d’ailleurs.

Une deuxième occasion, j’étais malade et toujours sœur Anite de me dire : « je prie pour toi » et elle m’a remis un scapulaire vert de l’Immaculée qu’elle m’a conseillé de porter sur moi. Là encore je l’ai pris mais je ne l’ai pas porté. Je le répète : « je croyais en Dieu, je priais Dieu, je priais la Vierge, d’ailleurs ma paroisse était dédiée à Notre Dame de l’Assomption. Mais je n’avais pas une réelle dévotion à la Vierge ».

A six ans, mon fils venait de rentrer chez les frères, il était au deuxième mois de l’année scolaire, quand un soir assis sur mes genoux, il m’a dit : « manman, je vois que tu as deux têtes ». Ma sœur qui était à côté de moi lui dit : « combien de tête que j’ai? » il a répondu : « deux » je lui ai montré mes mains il m’a dit qu’il voit dix doigts dans chaque main. Alors j’ai pensé tout de suite à un problème à la rétine. C’était l’époque où le Docteur Jean Claude Cadet et sœur Evelyne tremblay avaient commencé à lancer l’Institut Brenda Strafford aux Cayes. Le lendemain c’était un jour de clinique, j’ai amené mon fils en consultation. De fait les deux médecins présents Dr Jean Claude Cadet et Clausel Midy ont pensé à une rétinite à toxoplasmose. Il faut confirmer le diagnostic. Le lendemain, je rentre à Port au Prince et le diagnostic a été confirmé par la section laboratoire de Radiolab.

L’enfant fut mis sous traitement le même jour. C’est à ce moment la que je me suis rendue compte qu’il avait perdu la vue à l’œil… et qu’il ne voyait que d’un œil. De là va commencer ma dévotion à la Vierge. J’ai mis sur mon fils le scapulaire que sœur Anite m’avait offert et je lui ai enseigné la prière qui y est inscrite « Cœur Immaculée de Marie priez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort amen ». Je lui ai expliqué que c’est la maman de Jésus qu’il ne faut pas jouer avec, ni la montrer aux autres enfants. Et qu’il devait réciter dans son cœur cette prière chaque fois qu’on a fini de prier dans la classe. Et moi de mon côté je priais beaucoup la Vierge sans pour cela réciter des rosaires. J’utilisais mes propres propos.

Chaque samedi c’était une grande épreuve, il était sous cortisone et il fallait lui faire un test pour contrôler ses plaquettes et être sur qu’on pouvait poursuivre sans danger le traitement. Plusieurs amis me conseillaient de voyager avec lui. Pour voyager il faut de l’argent. À l’époque un professionnel de santé publique gagnait peu et disposait du strict essentiel pour vivre. De plus je construisais ma maison aux Cayes qui bouffait toutes mes faibles économies. Le traitement devait durer six semaines, et il recevait quatre médicaments dont deux étaient de fabrication locale du laboratoire 4C. Tout s’est bien passé, bonne tolérance du traitement. De son côté le malade accusait un comportement d’adulte en surveillant les recommandations du médecin. À moi, un jour, il m’a dit : « il faut demander au Dr jean Pierre mon médecin, si je peux boire beaucoup de lait, parce qu’il avait dit du liquide, car, toi tu n’es pas médecin pour enfant ».

Le 8 décembre fête de l’Immaculée c’était le dernier jour du traitement et on avait rendez vous chez le médecin. Le matin nous avons été à la messe et j’ai fait cette demande à la Vierge : « Immaculée aujourd’hui c’est ta fête me voici devant toi avec mon fils qui est ton fils je te demande une chose, je vais chez le médecin c’est le dernier jour du traitement fait que j’obtienne un résultat qui puisse me réjouir ». Après la classe comme chaque mercredi nous allons à la clinique pour le contrôle. Arrivé chez le médecin mon fils lui dit : « fais moi lire d’abord ». La vision était à 20 / 50 dans l’œil malade. Et après le contrôle du fond d’œil, le médecin me dit que la lésion est guérie, il ne reste qu’une cicatrice. C’était l’exeat comme souhaité. À la sortie de la clinique, mon fils m’a dit : « le docteur pense que c’est lui qui m’a guéri, c’est Immaculée qui m’a guéri pas vrai » je lui ai répondu oui. Notre dévotion à la Vierge ne fait que grandir.

Deux mois après exeat on a été pour le contrôle, la vision est passée à 20/25 sans traitement. La guérison était confirmée. Chaque six mois, je devais contrôler pour prévenir une rechute. Plus tard les deux médecins traitant ont clairement dit que ce cas aurait du être publié dans la littérature médicale pour l’un et la littérature biblique pour l’autre car une telle lésion si proche de la macula, il aurait fallu d’une poussée d’une semaine, pour que la macula soit atteinte; toute atteinte de la macula est la perte définitive de la vision. C’est un cas qui étonne tout médecin qui examine cet oeil. Au fil des années les visites de contrôle n’ont fait que confirmer la guérison.

Nous avions laissé les Cayes après le cours primaire. Mon fils devait continuer ses études chez les frères de l’Instruction Chrétienne à Port au Prince. Après six années, aux examens de l’école pour l’admission en Philo, il n’a pas réalisé la moyenne exigée par les frères. Il était contraint de changer d’établissement pour la classe de Philo. Ce fut pour moi un choc, car c’était son premier échec scolaire. Une amie professeur à Saint Louis de Gonzague et au Collège Bird, a pris l’initiative de l’inscrire pour moi au Collège Bird, une école protestante pour la Philo. En apprenant la nouvelle, une autre amie m’a dit : « tu envoies ton fils dans une école protestante s’il devient protestant ». Moi très affligée et très fâchée contre les frères pour la façon qu’ils ont agit. Ils m’ont même refusé un certificat que mon fils a passé les douze années d’études chez eux sans reprise, j’ai répondu à mon amie : « depuis l’âge de deux ans j’ai eu le soin de le mettre dans une école catholique si en une année il arrive à perdre les quinze années d’enseignement catholique, alors moi je saurai que je ne suis pas sur la bonne route je le suivrai.

Pendant l’année mon fils fréquenta l’église catholique de sa paroisse comme à l’ordinaire. Arrive le temps de la graduation, au collège Bird, on a organisé une cérémonie religieuse, mais la Vierge n’avait pas la place qu’elle méritait après de si grands bienfaits, comme il aurait été à Saint Louis de Gonzague. Compte tenu de notre dévotion à la Vierge, après la graduation, j’ai été voir mon curé pour lui expliquer toute l’histoire et lui recommander une messe d’action de grâce à l’intention de la Vierge Immaculée. Mon fils a passé les treize années scolaires sans rechute de sa rétinite, sans reprise scolaire, c’était extraordinaire je l’ai déjà dit. La messe devrait être célébrée le 16 juillet, deux dimanches avant, le prêtre en chair a annoncé une réunion du comité des mamans pour vendredi tout en précisant qu’il y a d’autres mamans qui allaient venir. J’ai entendu une voix qui me dit : c’est à toi que le prêtre s’adresse.

Le jour de la réunion je me suis présentée et j’ai été très bien accueillie. Pour moi c’était mon deuxième appel à la conversion. Cette fois c’est pour de bon. De là va débuter mon cheminement spirituel avec une soif ardente de la parole de Dieu, un engouement, pour le service de l’Église. Puisque jusqu’ici j’étais surtout au service de mes prochains à travers mes activités professionnelles et sur le plan matériel. Je n’oublierai jamais ce 16 juillet, quand pour la première fois, je vais prendre la parole à l’Église pour commenter la messe. Depuis lors j’ai mis tout moi-même au service de Dieu et dans l’approfondissement de mes connaissances spirituelles et bibliques.

Je peux dire que pour celui qui croit en Dieu tout est grâce. Dieu a utilisé la maladie et l’échec scolaire de mon fils pour me rapprocher de lui. De même cet évènement m’a permis de mieux comprendre le rôle de la Vierge Marie dans l’Église qui est de ramener les âmes à son fils Jésus. Mon groupe le comité des mamans va adopter pour patronne la Vierge Marie la Mère par excellence. Ainsi a commencé pour moi la grande dévotion à la Vierge incluant la pratique du rosaire.

jeudi 6 novembre 2008

Prier avec Marie, Mère de Dieu et Mère des hommes

Prier avec Marie, Mère de Dieu, Mère des hommes.

Conférence prononcé par la Secrétaire générale de la Fondation Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus en mai 2007


Pourquoi avions nous choisi ce thème?

Deux raisons justifient ce choix :
La première nous sommes au mois de mai, pour les catholiques le mois de mai c’est l’un des mois dédié à la Vierge c’est une façon pour nous d’honorer notre tendre Mère, de manifester notre foi catholique.

La deuxième raison, Sainte Thérèse notre patronne avait une grande dévotion à la Vierge. Pour nous qui avions choisi de vivre la spiritualité thérésienne il est indispensable de bien comprendre la mission de la Vierge auprès de nous, comme auprès de tout chrétien

Marie Mère de Dieu / Mère des hommes.

Marie est celle qui a dit oui à la volonté du Père, elle est celle qui a porté dans son sein l’homme Dieu, celle qui a donné naissance à Notre Sauveur Jésus Christ. Elle est Mère de Dieu.

Marie est celle que Notre Sauveur nous a donnée pour Mère au pied de la Croix avant de mourir. Elle est la Mère des hommes, Mère de l’humanité


Quel est le rôle d’une mère auprès de son enfant?

Quand l’enfant est petit la mère le protège contre tout danger….
Quand l’enfant devient adolescent, la mère s’écarte un peu mais continue à guider l’enfant, à l’assister dans les moments difficiles.
Quand l’enfant devient adulte, il peut quitter la maison paternelle. La mère reste toujours disponible pour l’aider, le conseiller et l’accueillir quand les choses ne marchent pas.

Voyons le rôle que Marie a joué auprès de Jésus

A la naissance de Jésus nous lisons dans l’Évangile de Luc chapitre 2, 7: elle enfanta son fils premier né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche parce qu’il manquait de place dans la salle. Nous voyons combien la Vierge a eu le soin de protéger son enfant nouveau né. Plus loin la Vierge va présenter Jésus comme tout premier né de sexe masculin Luc 2, 22 -23. Enfin, nous voyons la Vierge et Saint Joseph en train de quitter l’Égypte pour fuir la menace d’Hérode qui voulait mettre à mort l’enfant Matthieu chapitre 2, 13-23, tout cela dans le but de protéger son enfant.

A douze ans que va-t-il se passer à l’occasion de leur voyage habituel à Jérusalem pour la fête de Pâques, c’est au retour après une journée de marche que les parents de Jésus vont se rendre compte que Jésus n’était pas avec eux. Déjà l’attitude de Marie nous montre une certaine autonomie chez Jésus. Avec la Vierge il n’y a pas de surprotection. Nous gardons notre personnalité: Évangile de Luc chapitre 2, 41-50. C’est ainsi que va débuter la période de prédication de Jésus. Tout se passe très bien. Tout de même au premier miracle de Jésus nous allons retrouver la Vierge qui va intercéder aux noces de Cana Évangile de Jean chapitre 2, 1-12.

Mais lors de la passion du Christ sa mère va se retrouver debout au pied de la croix pour accompagner son fils jusqu’à recevoir son corps inerte après sa mort Évangile de Jean chapitre 19, 25-27.


Rôles de Marie auprès des hommes

Pour présenter le sujet nous avons pris en exemple le développement d’un enfant de sa naissance à l’age adulte peut être vous allez dire, nous ne sommes plus des enfants. Pour bien comprendre lisons l’Évangile de Jean chapitre 3, 3-12 l’entretien de Jésus et de Nicodème quand Jésus a dit à Nicodème : il faut naître de nouveau pour rentrer dans le Royaume de Dieu, Jésus parlait de la naissance à la vie spirituelle. Au moment de débuter notre cheminement spirituel nous sommes aussi fragile qu’un enfant, on a besoin de support. La présence de la Vierge Marie notre mère dans notre vie a toute son importance, elle va nous protéger contre toutes les tentations.

Comment la Vierge peut agir dans notre vie?

Les écritures nous montre que la Vierge au noce de Cana a non seulement présenté le problème des mariés à son fils elle a aussi instruit l’assemblée : faites tout ce qu’il vous dira. La Vierge est une médiatrice elle va intercéder pour nous auprès de Jésus, elle est une éducatrice elle va nous enseigner ce que nous devons faire pour arriver à la vie bienheureuse. La Vierge sera toujours debout à nos côtés, chaque fois que les circonstances l’exigent comme elle l’a été au pied de la croix avec Jésus.
N’ayons pas peur.


La dévotion à la Vierge

La dévotion au saint est facultative on peut avoir une dévotion à tel ou tel saint ou ne pas en avoir. La dévotion à la Vierge est obligatoire. Car refuser de recevoir la Vierge chez soi, c’est un mépris fait à un cadeau de Dieu, c’est Jésus qui nous a donné la Vierge pour mère. Elle est la mère de tous les croyants.
Marie est celle qui peut nous éduquer à la manière de Jésus, elle peut nous aider à devenir Jésus. En d’autres termes elle a pour rôle de nous conduire à la perfection. Jésus lui-même nous l’a dit soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait. De plus s’adressant à Nicodème Jésus lui a dit il faut naître de nouveau pour rentrer dans le Royaume. Comme Jésus qui est rentré dans le sein de Marie sous l’action de l’Esprit Saint, en adoptant Marie pour Mère, en priant Dieu avec Marie en faisant confiance au pouvoir d’intercession de Marie, l’Esprit Saint va permettre à Marie de nous enfanter à cette nouvelle vie et nous faire devenir Jésus. Car Marie la protégée du péché, l’Immaculée Conception ne peut enfanter que des êtres parfaits. Le secret dans tout cela c’est qu’en prenant Marie chez nous, en nous laissant enfanter par Marie nous aurons sous les yeux un modèle de Mère que nous pourrons imiter jusqu’à atteindre la perfection

Comment manifester notre dévotion à la Vierge?

Il ne suffit pas de parcourir pèlerinage en pèlerinage, de pendre un chapelet à notre cou ou bien d’avoir à longueur de journée un chapelet en main ou aux doigts pour nous donner bonne conscience. L’église nous a enseigné plusieurs façons de manifester notre dévotion à la Vierge Marie. Ce sont : ce que nous appelons les temps consacrés pour vénérer la tendre Mère :

Le mois de mai. Mois dédié à la Vierge,
Le mois d’octobre c’est le mois du rosaire
Les différentes apparitions de la Vierge sont au tant de date et d’occasion pour honorer notre mère.
D’autres dates sont consacrées à la Vierge 1er janvier la maternité divine de Marie,
2 février, 15 août, 8 septembre, 8 décembre, 12 décembre, le 27 juin, le 16 juillet. La liste est longue il convient de prier la Vierge.
Les premiers samedis du mois

Comment prier la Vierge?

L’église a mis plusieurs exercices de piété à notre disposition. Nous avons :

L’angélus une prière toute simple que nous pouvons réciter le matin au réveil à midi au son de la cloche et le soir à l’heure des Vêpres. On le récite debout ou à genoux. À cette prière on attribue (dix années d’indulgence chaque fois qu’on le récite et une indulgence plénière une fois le mois). Disons que pendant le temps pascal l’angélus est remplacé par le Regina caelis
Le magnificat c’est une prière de la Vierge qui loue la grandeur, la Bonté et la miséricorde de Dieu.
Le chapelet médité ou le rosaire. Parlant du Rosaire, le Pape Léon XIII nous dit entre les diverses formules en usage pour honorer Marie il en est qu’il faut préférer, puisque nous savons qu’elles sont particulièrement puissantes et agréables à notre Mère; et c’est pourquoi nous nous plaisons à nommer et à recommander tout spécialement le rosaire. Cette formule de prière unit les grands mystères de Jésus et de Marie, leurs joies, leurs douleurs, leurs triomphes et avec les mystères lumineux on pourrait ajouter leurs actions. Le rosaire comprend quatre chapelets dont chaque dizaines est consacrée à honorer un mystère de la vie de Jésus et de Marie Dans le passé, le rosaire avait cent cinquante Ave Maria on méditait les trois groupes de mystères : Joyeux, douloureux, glorieux. Depuis le début du millénaire le Pape Jean Paul II a ajouté les mystères lumineux qui traitent de la vie publique de Jésus. Ce sont :
1. le baptême de Jésus,
2. le miracle de Cana,
3. la prédication de Jésus,
4. la transfiguration de Jésus,
5. l’Eucharistie

les premiers samedis du mois : nous voulons rappeler la grande promesse de la Vierge rapportée par l’une des voyantes de Fatima : « je promets d’aider à l’heure de la mort, avec les grâces nécessaires au salut, quiconque, le premier samedi de cinq mois consécutifs :
Se confessera et recevra la sainte communion,
Récitera cinq dizaines du rosaire,
Et me tiendra compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du rosaire, avec l’intention de me faire réparation ».

Ensuite citons pour mémoire les autres types de chapelet : le chapelet des sept douleurs, qui symbolise l’ensemble des épisodes douloureux de la vie de Jésus et de Marie. Ce chapelet se dit en récitant sept septaines composées d’un pater et sept Ave Maria et en méditant sept des principales douleurs de la Vierge. Dont
1. la prophétie de Siméon,
2. la fuite en Égypte,
3. la perte de l’Enfant Jésus,
4. la rencontre de Jésus
5. le crucifiement de Jésus,
6. la descente de croix,
7. la sépulture de Jésus.

Les douleurs de la Vierge Marie étaient bien plus nombreuses. Pourquoi a-t-on adopté le chiffre sept? Ce chiffre symbolise l’universalité, par conséquent il représente l’ensemble des douleurs de la Vierge Marie.

Plus récemment avec les dernières apparitions a vu le jour le chapelet medjugorien que l’on récite : en méditant sept fois un Pater, un ave Maria et un Credo.

Quels sont les fruits que nous obtenons en priant le rosaire ?

Les mystères joyeux : L’humilité, l’amour du prochain, le détachement des biens terrestres, l’obéissance, la recherche de Jésus
Les mystères douloureux : La contrition, la mortification des sens, la mortification de l’esprit et du cœur, la patience, l’amour de Dieu et des âmes
Les mystères glorieux : La foi, l’espérance et le désir du ciel, la charité et le zèle pour les âmes, la bonne mort et la dévotion à la Vierge, la persévérance finale et la dévotion à Marie


Les objections à la Dévotion mariale

Nos frères séparés particulièrement les protestants présentent plusieurs objections à la dévotion mariale. Selon eux :

Marie n’est pas la Mère de Dieu, elle est une femme comme les autres, d’ailleurs, elle a eu d’autres enfants selon eux. Pourtant Elizabeth l’a dit au moment de la visitation : « La Mère de mon Seigneur ». De plus le mot frère utilisé dans la Bible traduit aussi les cousins. On n’a jamais lu dans la bible le fils ou la fille de Marie Mère de Jésus.

On ne loue que Dieu, prier Marie c’est enlever du temps à Dieu, Dieu va être jaloux. C’est là une mentalité d’homme. Dans Dieu il n’y a pas de jalousie. Marie est l’expression de l’amour de Dieu, quand on l’aime Dieu est content. Marie n’a qu’un désir que nous fassions la volonté de Dieu comme elle. Dieu a été le premier à honorer Marie en la choisissant pour être la mère de son Fils.

Ces objections à la dévotion mariale loin de nous intimider doivent nous pousser à approfondir nos connaissances de Notre Mère.

Qui est Marie ?

Marie est Vierge, elle est Femme, elle est Mère. Ce sont ces trois qualificatifs que nous répétons dans le « Je vous salue »

Vierge, Marie est pleine de grâce, elle est la seule Vierge qui a su faire de Dieu son absolu. Marie dans notre vie nous rappelle la priorité que nous devons donner à Dieu, elle nous dit que nous devons être toujours à l’écoute du Père et nous montrer obéissant. Avec Marie dans nos vies c’est vivre l’amour absolu.

Marie Femme, dans notre vie comme au calvaire, elle sera debout à nos cotés dans toutes nos entreprises, elle va nous aider à surmonter les difficultés. Elle agira avec nous; elle ne fera pas à notre place, mais elle agira en synergie avec nous, comme aux noces de Cana « faites tous ce qu’il vous dira ».

Marie Mère, elle est là pour nous protéger, nous éduquer, nous guider, elle nous aide à grandir. Elle se sert de son autorité pour nous aider selon notre vocation. La vraie dévotion à Marie c’est de la choisir pour Mère et s’abandonner à elle pour nous aider à devenir Jésus. C’est de nous tourner vers elle dans nos difficultés; c’est la consulter toujours avant d’agir.


Comment elle agit?

Elle nous enfante à une nouvelle vie, elle nous transforme pour nous faire devenir Jésus, elle nous laisse dans notre liberté. Elle est une médiatrice, elle voit nos misères, elle présente nos problèmes à Jésus, elle est une éducatrice elle nous instruit, que nous devons faire la volonté de Dieu, afin de pouvoir bénéficier des grâces nécessaires, elle n’est pas une téléphoniste comme dit notre petite chanson. « telefòn nan sonnen »


Ce qu’elle ne peut pas faire.

Elle ne peut rien faire de mal, elle ne peut pas haïr, chez elle c’est l’amour à la perfection. Elle ne peut pas jalouser. Elle ne peut pas pécher.


Ce qu’elle peut faire.

Elle agit toujours avec humilité, elle est une femme de foi, une femme forte, courageuse, elle peut nous aider à vaincre notre peur, nos difficultés, notre orgueil tout ce qui peut tuer notre âme

Nous chrétiens catholique, nous devons être capable d’afficher notre amour pour Marie et dire haut et fort qu’elle est Notre Mère. Cette mère que Jésus notre Sauveur, nous a donné au pied de la croix.

Il faut prier le rosaire. Dans le rosaire Marie fait passer dans notre cœur en goutte à goutte tous les secrets de la vie de Jésus. Le rosaire est un élan d’amour. Chaque Ave Maria est une semence d’amour que l’on met en terre. Le rosaire autre fois était appelé la prière des pauvres et des analphabets. Marie la femme humble est contente de nous voir nous comporter en pauvres car Jésus l’a dit dans l’Évangile de Luc chapitre 6, 20 heureux les pauvres le Royaume des cieux est à eux.

Par notre dévotion à la Vierge nous allons pouvoir lutter contre plusieurs maux qui détruisent notre vie : l’orgueil, la jalousie, la peur, l’égoïsme, la haine, pour faire place à l’humilité, l’obéissance, la piété, la force, l’esprit de service, le pardon, en un mot l’amour de Dieu et l’amour des prochains,


Difficultés à la dévotion mariale

Vous pouvez me dire si je fais tout cela et que je vois que je n’arrive pas à développer une quelconque dévotion à la Vierge.

Là je vous dis : vous n’avez pas à vous tracasser, mais, il faut vous mettre à l’écoute, n’oubliez pas, au noces de Cana Marie avait donné les instructions « Faites tout ce qu’il vous dira » mais, il a fallu que les personnes remplissent les jarres pour que l’eau soit transformée en vin. Le rôle de Marie c’est de nous éduquer, en vue de conduire à Jésus. (Pensez à un témoignage de vie avec la Vierge, une histoire personnelle)

La Vierge peut agir en nous par des chemins tortueux, nous devons être attentifs. On peut ne pas pouvoir dès le début prier le rosaire chaque jour, mais réciter un je vous salue. C’est une action qui va nous rapprocher de notre Mère, cela fera beaucoup de plaisir à Dieu et à la Vierge Marie.

À présent, rentrons en nous-mêmes et prenons la décision de vivre en compagnie de notre tendre Mère et de nous laisser guider par elle. Elle peut nous transformer et nous faire devenir Jésus en laissant tout le malin qui nous habite : l’orgueil, l’égoïsme, la jalousie, la peur et la haine,

Merci